Lyon

Dénonciation calomnieuse contre l'OL: un ancien élu écologiste finalement relaxé

La balance de la Justice (illustration) - LOIC VENANCE / AFP

"Etienne Tête a obtenu gain de cause devant la cour d'appel de Paris", estime l'avocat de l'ancien élu écologiste.

Un ancien élu écologiste lyonnais, condamné à deux reprises pour dénonciation calomnieuse à l'encontre de l'Olympique lyonnais (OL) et de son président, a finalement été relaxé à l'issue de plus d'une décennie de procédure, a appris mardi de source proche du dossier.

Comme l'a dévoilé la Tribune de Lyon, la cour d'appel de Paris a relaxé vendredi Etienne Tête, qui s'était vu infliger, en mars 2012, 3000 euros d'amende et 5.000 euros au titre des frais de justice.

Une plainte pour dénonciation calomnieuse

Militant écologiste de la première heure, cet ancien adjoint au maire socialiste de Lyon, Gérard Collomb, de 2001 à 2009, s'était farouchement opposé au projet du Grand Stade de Lyon, défendu par le président de l'OL Jean-Michel Aulas.

Le stade, désormais appelé Groupama Stadium, avait été inauguré en 2016 pour accueillir des matches de l'Euro-2016 de football.

Début 2010, le militant écologiste, par ailleurs avocat, avait adressé un courrier à l'Autorité des marchés financiers (AMF) dans lequel il accusait M. Aulas d'avoir "sciemment sous-estimé les difficultés de réalisation (du Grand Stade de Lyon, ndlr) pour favoriser l'entrée en Bourse" de l'OL, en fournissant des informations trompeuses.

L'AMF n'avait pas donné suite mais le club de foot et son président avaient déposé plainte pour dénonciation calomnieuse.

"Etienne Tête a obtenu gain de cause"

À nouveau condamné en appel en 2014, Etienne Tête avait porté l'affaire devant la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH), après le rejet de son pourvoi en cassation.

En mars 2020, la CEDH avait jugé sa condamnation disproportionnée et estimé qu'elle enfreignait sa liberté d'expression.

La plus haute juridiction de l'ordre judiciaire français, la Cour de cassation, a ensuite annulé en 2021 la décision et renvoyé le dossier à la cour d'appel de Paris, qui s'est prononcée vendredi.

"Etienne Tête a obtenu gain de cause devant la cour d'appel de Paris après de longues années de combat judiciaire. Il avait toujours nié avoir dénoncé calomnieusement Jean-Michel Aulas devant l'AMF. La justice lui a enfin donné raison", a réagi Me François Saint-Pierre, son avocat.

S. B. avec AFP