Dossiers

Les prix du gaz et de l'électricité s'envolent en Europe à cause de la guerre en Ukraine. Les Etats multiplient les aides pour les consommateurs et les entreprises et tentent de trouver de nouvelles sources d'approvisionnements.

Immobilier : tout savoir sur l'investissement LMNP

En partenariat avec Réside Etudes - Lorsque l’on décide de placer son argent et de l'investir dans l’immobilier locatif, on peut rapidement se poser de nombreuses questions. Qu’est-ce que le LMNP ? Est-ce que cela permettra de construire un patrimoine immobilier durable ? De combien s'élèveront les revenus ? Dans quel cadre fiscal va-t-on évoluer ? Comment le bien sera-t-il géré ? BFM Immo et Réside Études vous donnent les clefs pour réaliser votre investissement locatif en toute sérénité.

Le procès des attentats du 13-Novembre

Vingt accusés sont jugés pendant neuf mois, dont Salah Abdeslam. Le seul membre encore en vie des commandos qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés à Paris et Saint-Denis le 13 novembre 2015 a multiplié les déclarations de propagande depuis le début du procès, suscitant la colère des parties civiles. Le procès des attentats les plus meurtriers perpétrés en France se déroule jusqu'à fin mai 2022 devant la cour d'assises spéciale, au palais de justice de Paris. Il mobilise 5 magistrats et plus de 300 avocats, représentant les accusés et les nombreuses victimes et familles de victimes.

Élisabeth Borne nommée Première ministre

Deuxième femme nommée Première ministre sous la Ve République, Élisabeth Borne, 61 ans, est une ingénieure, diplômée de l'Ecole nationale des Ponts et chaussées et de Polytechnique, haute fonctionnaire. Née le 18 avril 1961 à Paris, la successeure de Jean Castex à Matignon se définit elle-même comme "une femme de gauche" avec "la justice sociale et l'égalité des chances" au cœur de ses combats. Nommée par Emmanuel Macron 30 ans après Edith Cresson, seule Première ministre entre 1991 et 1992, Elisabeth Borne, qui fut directrice de cabinet de Ségolène Royal, est considérée comme une membre de l'aile gauche de la macronie, un atout à l'heure où s'annoncent de nouvelles réformes sociales, à commencer par la future réforme des retraites. À son arrivée au ministère du Travail en juillet 2020, déjà en pleine crise sanitaire liée au Covid-19, elle a notamment dû gérer le très contesté dossier de la réforme de l'assurance chômage, dénoncée unanimement par les syndicats. Présentée en mars 2021 dans une version "adaptée" à la crise, elle est pleinement entrée en vigueur en décembre, après avoir été un temps suspendue. À son actif également, le plan "Un jeune, une solution" présenté dès juillet 2020 qui a mobilisé une palette de dispositifs pour l'emploi, dont des aides massives à l'apprentissage, pour éviter une "génération sacrifiée". Elle avait aussi hérité de l'explosif dossier des retraites, même s'il avait été remisé. Avant d'arriver rue de Grenelle, Élisabeth Borne avait d'abord géré le portefeuille des Transports dans les gouvernements d'Edouard Philippe. Durant ces deux années à ce poste, elle avait gagné une assise certaine en menant à son terme l'une des réformes emblématiques du quinquennat, celle de la SNCF, et en portant la loi touffue sur les mobilités (LOM). Elle avait ensuite remplacé François de Rugy comme ministre de la Transition écologique et solidaire lors d'un remaniement en juillet 2019. Élisabeth Borne avait déjà fait un passage en 2014 comme directrice de cabinet de la ministre de l'Environnement Ségolène Royal. L'année précédente, en 2013, elle avait été préfète de la région Poitou-Charentes, présidée alors par Ségolène Royal. Dès 2015, Élisabeth Borne avait toutefois été nommée présidente de la RATP, grande entreprise publique de transports, quelques années après avoir été directrice de la stratégie de la SNCF, au début des années 2000. Dans une carrière essentiellement consacrée au service public, notamment dans les cabinets socialistes dans les années 1990, chez Lionel Jospin à l'Education ou Jack Lang à la Culture, Élisabeth Borne a aussi fait un passage dans le privé, chargée des concessions du groupe Eiffage en 2007, avant de rejoindre la Mairie de Paris comme directrice de l'urbanisme.

Élections législatives 2022

Comme tous les cinq ans, de nouvelles élections législatives sont organisées: les Français sont appelés aux urnes pour renouveler les 577 députés qui siègent à l'Assemblée nationale. Le premier tour aura lieu le dimanche 12 juin 2022, avant le second tour une semaine plus tard, le dimanche 19 juin 2022. Le vote a lieu au scrutin uninominal majoritaire à deux tours dans 577 circonscriptions. Pour être élu dès le premier tour, un candidat doit obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés et un nombre de voix égal à au moins le quart des électeurs inscrits sur les listes électorales dans la circonscription où il se présente. Si aucun candidat ne remplit ce critère, un second tour est organisé: peuvent y participer tous les candidats qui ont obtenu un nombre de voix au moins équivalent à 12,5% du nombre des électeurs inscrits dans la circonscription - ce qui peut donner lieu à des triangulaires, voire des quadrangulaires. Si aucun candidat n'atteint ce seuil, ou seulement un seul, le second tour oppose les deux candidats arrivés en tête au premier tour. Ces législatives sont souvent considérées comme le "troisième tour" de la présidentielle, car elles déterminent si le chef de l'Etat élu pourra bénéficier ou non d'une majorité stable pour gouverner et appliquer son programme. Elles interviennent ici quelques semaines seulement après le scrutin des 10 et 24 avril 2022, qui a abouti à la réélection d'Emmanuel Macron à la présidence de la République, après sa victoire au second tour face à la candidate du Rassemblement national Marine Le Pen. Certains adversaires d'Emmanuel Macron espèrent imposer une cohabition au président, élu sous les couleurs de la République en marche: autrement dit faire élire suffisamment de députés opposés au chef de l'Etat pour obtenir une majorité et former un gouvernement issu d'autres formations politiques que celles alliées au locataire de l'Élysée. Jean-Luc Mélenchon a ainsi appelé les Français à "l'élire Premier ministre". Le candidat de la France insoumise, arrivé troisième de l'élection présidentielle, invite les citoyens à "élire une majorité de députés insoumis et de l'Union populaire" pour lui permettre de gouverner. Marine Le Pen, défaite au second tour, a également exhorté ses partisans à continuer "le combat" en vue de ces élections. En 2017, après la première élection d'Emmanuel Macron à la présidence de la République, le chef de l'État avait pu bénéficier d'une large majorité, avec un total de 350 députés sur 577 élus sous les couleurs de La République en marche ou de son allié, le MoDem. Suivaient dans l'opposition Les Républicains avec 112 sièges, le Parti socialiste avec 30 élus, l'UDI avec 18 députés et La France insoumise avec 17 parlementaires au Palais-Bourbon. Selon plusieurs sondages réalisés après l'élection présidentielle, une majorité de Français ne souhaitent pas qu'Emmanuel Macron remporte les élections législatives de juin. De premières projections estiment pourtant que La République en marche pourrait obtenir une large majorité, devant le Rassemblement national et les Républicains. De tels sondages sont cependant à prendre avec précaution, tant l'issue de ce scrutin, composé de 577 élections dans autant de circonscriptions, est difficile à prédire, d'autant que les candidatures ne sont pas encore toutes connues et que des alliances pourraient intervenir. Ces élections législatives sont en tout cas essentielles pour les partis politiques, car elles déterminent une partie du financement public qu'ils peuvent obtenir, qui est notamment calculé en fonction du nombre de voix obtenus lors du scrutin et du nombre de députés finalement élus. En élisant au moins 15 députés, ils peuvent également constituer un groupe à l'Assemblée nationale, ce qui leur permet d'accéder à certaines fonctions dans l'hémicycle, mais aussi de bénéficier d'un temps de parole plus important.

Ukraine-Russie: la guerre

Après des années de tension, le président russe Vladimir Poutine a relancé le conflit entre son pays et l'Ukraine - dirigée par Volodymyr Zelensky - en annonçant, le 21 février 2022, "reconnaître l'indépendance de la République populaire de Donetsk et de la République populaire de Lougansk", deux régions séparatistes prorusses du Donbass. Dans la foulée, le leader du Kremlin a enclenché, le 24 février, une opération militaire de grande envergure en Ukraine pour officiellement défendre ces séparatistes. "Nous nous efforcerons d'arriver à une démilitarisation et une dénazification de l'Ukraine", a-t-il dit. Le Kremlin a précisé que cette opération ayant pour objectif l'imposition d'un "statut neutre" à l'Ukraine, durerait le temps nécessaire, en fonction de ses "résultats" et sa "pertinence". Cette offensive russe intervient huit ans après que Moscou a annexé la Crimée et parrainé la prise de contrôle de régions du Donbass par des séparatistes prorusses, déclenchant un conflit régional qui a fait plus de 14.000 morts. L'Ukraine a de son côté dénoncé le début d'une "invasion de grande ampleur de la Russie". Cette opération vise à "détruire l'État ukrainien, s'emparer de son territoire par la force et établir une occupation", a notamment réagi le ministère des Affaires étrangères ukrainiens. Juste après le discours de Vladimir Poutine, des explosions ont retenti à Kiev, à Kramatorsk, ville de l'est servant de quartier général à l'armée ukrainienne, à Kharkiv (nord-est), deuxième ville d'Ukraine, à Odessa, sur la mer Noire, et à Marioupol, principal port de l'est. La centrale de Tchernobyl, théâtre du pire accident nucléaire de l'histoire en 1986, est tombée plus tard aux mains des soldats russes. Dès les premières heures de la journée, des habitants de Kiev se sont pressés dans le métro pour s'y abriter ou tenter de quitter la ville, cependant que des voitures remplies de familles fuyant la capitale créaient de vastes embouteillages. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a ordonné dans un décret la mobilisation générale des personnes soumises "à la conscription militaire et des réservistes", sous 90 jours dans toutes les régions du pays. Le dirigeant a regretté que l'Ukraine soit "laissée seule" face à l'armée russe alors que l'Alliance atlantique (Otan) a indiqué qu'elle n'enverrait pas de troupes pour la soutenir. De nombreux pays ont malgré tout condamné l'invasion russe. Le président américain Joe Biden, pour qui le maître du Kremlin va devenir "un paria sur la scène internationale", a imposé des restrictions aux exportations de produits technologiques vers la Russie. Le numéro deux de l'ambassade russe à Washington a été expulsé. Les dirigeants des 27 pays de l'UE ont parallèlement pris des sanctions "massives" contre la Russie dans les secteurs de l'énergie, de la finance et des transports mais sans l'exclure dans l'immédiat du réseau bancaire Swift, qui permet de recevoir ou d'émettre des paiements dans le monde entier. Des sanctions qui auront des conséquences sur l''économie européenne. Emmanuel Macron a lui annoncé que la France allait accélérer le déploiement de soldats en Roumanie dans le cadre de l'Otan. "La France continuera à jouer pleinement son rôle de réassurance des alliés de l'Otan en envoyant en Estonie un nouveau contingent au sein de la présence avancée renforcée, en anticipant sa participation à la police du ciel balte dès le mois de mars, et en accélérant aussi son déploiement en Roumanie", a déclaré le président français à l'issue d'un sommet exceptionnel de l'UE à Bruxelles.